24 Nov, 2017

Un hôtel à insectes vient de faire son apparition (à la mi-février) dans le jardin de l’Hôtel de ville. Adossé au mur à l’entrée du parking, l’abri a été conçu par deux agents du service espaces verts de la Ville. Son implantation s’inscrit dans une gestion éco-responsable des espaces verts de la Ville.

Qu’est-ce qu’un hôtel à insectes ?

“Un hôtel à insectes, c’est un abri à insectes, avec plusieurs chambres. Des chambres spécifiques en fonction des différentes espèces”, expose Aldo Gillé, responsable du service espaces verts de la Ville. “C’est un projet qui tenait à cœur à deux de nos agents, Remy Zemour et Richard Questel”.

La démarche est soutenue par Odile Le Compte, première adjointe, en charge du développement durable : “L’hôtel à insectes permet d’optimiser la présence, par la survie hivernale, des insectes qui sont souhaités dans des écosystèmes où la pollinisation et la biodiversité sont recherchées, favoriser cette biodiversité locale pour rétablir l’équilibre de la chaîne alimentaire. L’intérêt pédagogique n’est pas non plus négligeable : voilà une bien jolie façon d’éveiller les enfants et de les sensibiliser à la richesse de la faune sauvage !”

Pourquoi installer un hôtel à insectes ?

Les insectes ont mauvaise réputation, à tort, car ils sont utiles au jardin. “Certains insectes ont une fonction naturelle d’insecticides, car sont mangeurs d’autres espèces”, indique Richard Questel, agent au service espaces verts. “Les coccinelles, par exemple, mangent les pucerons et les cochenilles (ndrl. parasite fréquent au jardin)”.
Favoriser l’implantation de certains insectes, c’est donc offrir au jardin une bonne protection contre les nuisibles.

Des abris spécifiques à chaque insecte auxiliaire ont donc été aménagés avec différents matériaux dans chacune des “chambres” de l’hôtel : branches, pommes de pin et copeaux de bois pour les coccinelles, brique pour les abeilles solitaires (insectes pollinisateurs), bambou pour les syrphes (prédateurs de pucerons, aleurodes), pots en terre cuite pour les perce-oreilles (prédateurs de pucerons, psylles, petites chenilles), écorce pour les cloportes etc.

Un hôtel « fait maison »

L’hôtel à insectes à été intégralement conçu par les deux agents de la ville. Et les matériaux utilisés sont issus, pour la plupart, de la récupération.

“On a récupéré les briques sur un chantier, les copeaux sont issus de nos travaux d’élagage, les pots de terre des déchets du cimetière etc”, résume Remy Zemour. “Nous avons seulement acheté des planches de bois”.

D’autres hôtels à insectes devraient être installés. Par ailleurs, il existe déjà sur la commune des abris pour chrysopes aux yeux d’or, insectes dont les larves se nourrissent de pucerons, de cochenilles, d’aleurodes, de thrips, d’œufs d’acariens…

Source :
http://mag.plantes-et-jardins.com

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