20 Apr, 2021

Par le Groupe d’Histoire et d’Etudes de Bihorel

La culture des fraises est pratiquée en Normandie depuis longtemps, autour de Rouen en particulier, dans des fermes de cueillettes, des serres, en productions locales. Dès 1890 à Bois Guillaume – dont Bihorel était un hameau – un jardinier, Alphonse Ternisien, cultive et développe une variété de fraises des bois dite ‘’Perpétuelle‘’ dénommée ‘’Les Fraises Ternisien’’.

Nombre de parcelles – jusqu’à 30 Ha – seront cultivées sur les communes de Bois Guillaume, Mont Saint Aignan et Bihorel, notamment rue Herbeuse au niveau du parking du Super U (1). L’hectare comptait jusqu’à 160 000 pieds. La production journalière – 2500 à 5000 fraises en saison – était expédiée à Paris par train et acheminée par voiture à cheval jusqu’aux Halles, ainsi qu’aux villes côtières de Seine Maritime et du Calvados. Des expéditions étaient faites hors frontières, auprès de grandes cours royales (Angleterre, Espagne) et jusqu’à Rome (1) au Vatican.

Trois générations ont succédé à Alphonse Ternisien. Bernard Ternisien cultivait encore des fraises sur 4 ha environ à Bois Guillaume, avant de cesser son activité en 1989/90.
Dans le Vallon de Bihorel (2), autrefois nommé le ‘’Petit Nice‘’- grâce à la clémence climatique du lieu et peint par Paul Gauguin – des champs de fraisiers existaient encore après 1920, situés à la pointe du triangle actuel des rues de Domrémy, Jean Mermoz (ex : rue de la Carrière) et du Vallon. L’assainissement, le réaménagement de la rue de Domrémy vers 1930 et l’urbanisation entraînèrent un profond changement de ce quartier.

(1) Réf : Bois Guillaume en Images, 2003 + Document privé alloué au Groupe d’Histoire.
(2) témoignage d’archives du Groupe d’Histoire.

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